Style : Death Melodique Label : Nuclear Blast Sortie : 27 Octobre 1997
De quoi pourrais-je vous parler aujourd’hui ? Tenez, si je vous entretenais de mon
affection toute particulière pour le Death Mélodique et encore plus
particulière pour In Flames. Je les ai découvert sur le tard avec la
sortie du copieux double DVD Used And Abused… In Live We Trust, je n’ai
pas résisté aux charmes de leurs titres, en particulier de l’enchaînement de
leurs anciens morceaux. Parmi ceux-ci, « Jotun » et « Food For
The Gods » : Deux des plus grands morceaux du groupe que l’on
retrouve sur, justement, le plus grand album du groupe : Whoracle. En ces temps anciens (1997), In Flames était
déjà formé de Anders Friden, Jesper Strömblad et de Bjorn Gelotte sauf que ce
dernier en plus de jouer la guitare, assurait la batterie. Ce noyau était
entouré de Johann Larsson à la cinq cordes et de Glenn Ljungström à la guitare. Oui vous avez bien compté, il y avait à cette époque trois
guitares dans In Flames, qu’on peut voir comme les Iron Maiden du
Death Mélodique.
L’album commence par les deux titres cités dans
l’introduction qui sont deux véritable tubes et qui montrent l’évolution du
groupe qui cherche davantage à accrocher l’oreille avec des mélodies terriblement
Heavy toutes plus belles les unes que les autres. Et je vous le dis de suite,
l’album n’est composé que de tubes de ce genre contenant aussi une magnifique
ballade « Jester Script Transfigured » et deux non moins magnifiques
instrumentales « Dialogue With The Stars » et « Whoracle »
avec une inspiration qui ne s’essouffle à aucun moment. Aucun moment d’ennui,
si vous accrochez à une chanson, vous accrocherez obligatoirement aux restes
des titres qui sont impossibles à départager tant ils ont chacun leur charme
dans leur genre. On sent vraiment le
boulot fourni en amont par le groupe pour nous scotcher à notre fauteuil et une
sincérité dans leur démarche (Cela se ressent encore plus en 2008, allez savoir
pourquoi).
Il suffit juste de prendre comme point de mesure la
performance d’Anders au micro pour en être sur qui est du même acabit que sur The
Jester Race, ce qui n’est pas peu dire. Le père donne tout ce qu’il a avec
des variantes dans son chant. Tour à tour gueulé, tour à tour growlé (Le
refrain de « The Hive »), tour à tour chuchoté (« Jester Script
Transigured »), tour à tour chanté (La reprise de Depeche Mode,
« Everything Counts »,) le bougre sait faire avec son chant et nous
le prouve sur ce Whoracle (Pourquoi tu chantes plus comme ça maintenant,
hein ?).
Les riffs sont Heavy à souhait, facilement mémorisables et
efficaces. Mais le plus gros du travail accompli par les trois guitaristes est
plus au niveau des soli qui ne laissent pas de marbre par leur beauté (Celui de
« The Hive » fait parti des plus beaux de leur carrière avec entre
autre « Behind Space » et « The New World »). A dire vrai, Whoracle
contient les seuls riffs de la discographie d’In Flames capable
de me mettre la larme à l’oeil comme sur « Dialogue With The Stars »,
« Whoracle » ou encore « Jester Script Transfigured » (Rhaa ces
arpèges).
Facile d’accès, mélodique, magnifique, très bien travaillé, Whoracle
est selon moi ce qui se fait de mieux dans la discographie du groupe. En tout
cas, c’est l’album, avec Colony Pour faire simple : un must have de Death Mélodique. pas loin derrière, qui revient le plus
souvent dans mes oreilles et auquel j’ai du mal à reprocher quelque chose
tellement chaque écoute est un plaisir.
18,5/20
Tracklist :
01- Jotum 02- Food For The Gods 03- Gyroscope 04- Dialogue With The Stars 05- The Hive 06- Jester Script Transfigured 07- Morphing Into Primal 08- Worlds Within the Margin 09- Episode 666 10- Everything Counts (Reprise de Depeche Mode) 11- Whoracle Orion
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