Style : Black Metal Symphonique Label : Century Media Records Sortie : 25 Février 2008
Une fois n’est pas coutume, la première sortie Black Metal
de renom de ce début d’année nous vient tout droit d’Allemagne. Deux ans après
le très prometteur mais hétérogène, Seance, Dark Fortress
revient avec l'album concept Eidolon qui marque un revirement de bord et revient vers une
musique plus conventionnelle mais pas forcément moins intéressante.
Les Allemands ont, tout d’abord, changé leur manière de
composer passant d’un Dark Metal relativement lent à un Black Metal Symphonique
direct et sans fioritures. Evidement, les fans de Seance vont être
déstabilisés et déçus. Moi-même, j’ai eu l’impression d’écouter un tout autre
groupe mais contrairement au précédent, j’ai directement accroché à la bête.
L’album est beaucoup moins subtil et riche et accroche facilement. Pour du
Black, les riffs aussi bien que les refrains sont terriblement efficaces dans
le sens entraînant du terme. Quand j’écoute « Baphomet », j’ai,
bizarrement, l’envie de taper du pied alors que quand j’écoute « Teh
Unflesh », je remue irrésistiblement la tête de haut en bas puis de bas en
haut sur ces parties folles de blasts. Mais bien qu’étant catchy, l’album possède quand même une
ambiance malsaine, suffocante, monolythique et froide rappelant Celtic
Frost. Et justement, parlons en des Suisses car Tom Gabriel Fischer vient faire
une apparition très remarquée sur « Baphomet » (UH !) et c’est
ce passage qui m’a ouvert les yeux quant aux parallèles entre les deux groupes,
du moins sur l’influence qu’a eu Celtic Frost sur Dark Fortress
(Le guitarise V.Santura jouant en live avec les Suisses, ceci expliquant
aussi celà). De plus, la musique de Dark Fortress est
marqué par un gros coté Rock’n’Roll bien jouissif qui se marie à merveille avec
la grandiloquence des claviers. « Edge Of Night » me vient
directement à l’esprit pour illustrer le propos. Ce qui donne des passages où
l’orgasme est garanti par la maison. L’arpège de « Cohorror » est
simplement merveilleux, « No Longer Human » me rappelle le final de
la plus grande chanson d’Emperor, « With Strength I Burn », ça
veut tout dire. Tom Gabriel Fischer n’est pas en reste et délivre lui aussi un
moment des plus mémorables sur « Baphomet ».
Mais tout n’est pas rose (devrais-je plutôt dire noir) dans
le monde de la forteresse sombre, on peut regretter les effets sur la voix du
nouveau chanteur, Morean qui a la lourde tache de remplacer le chanteur
originel Azathoth et qui s’en sort avec du mérite grâce à la variété de sa
voix. Mais si les effets, dans certains moments, jouent en faveur de la musique
(« Antiversum »), la plupart du temps, ils donnent un coté trop
synthétique à la musique et lui enlève une part de son âme renforcé par une
production qui est un peu trop propre et qui manque un peu de la crasse de Celtic
Frost justement même si le son des guitares semble brouillon. Notons aussi, des claviers un peu trop présents à mon sens
et qui enlèvent de la personnalité à la musique du groupe d’autant plus que le
groupe à un air de déjà entendu dans les riffs.
Quoiqu’il en soit, Dark Fortress évolue et à mon sens
évolue de fort belle manière. Un album qui ne marquera sans doute pas
l’histoire de Black mais qui marquera mes surprises de mon année 2008.
15/20
Tracklist : 01- The Silver Gate 02- Cohorror 03- Baphomet 04- The Unflesh 05- Analepsy 06- Edge of Night 07- No Longer Human 08- Catacrusis 09- Antiversum
http://www.myspace.com/darkfortress
Orion
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