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PORCUPINE TREE + PURE REASON REVOLUTION LA CIGALE (PARIS) Le 03/07/07
A la manière d’Opeth, Porcupine Tree aime tourner et c’est un peu moins d’un an après son dernier passage à Paris à l’Elysée Montmartre, que les anglais nous reviennent. Néanmoins, cette fois les anglais voient plus grands puisque c’est à la Cigale que le groupe a choisi de promouvoir la sortie de son nouvel album Fear Of A Blank Planet et ils ont apporté dans leurs bagages pour nous mettre en bouche leur compatriote de Pure Reason Revolution. Pure Reason Revolution, musicalement ça ressemble à du Radiohead à la différence prêt que le groupe a trois chanteurs dont une femme officiant également à la basse. C’est donc une petite heure de Rock teinté d’Electro qui nous sera proposée. La mayonnaise prend rapidement. Faut dire que tout joue en leur faveur, un bon son (bien qu’un peu fort sans bouchons), des compos originales, une chanteuse qui a un charme certains vocalement et physiquement. Sauf que tout ça retombe très vite au bout de trois ou quatre titre avec des chansons qui commencent à se mordre la queue. Il est vrai que ce groupe m’était inconnu et peut être qu’avec un effort d’écoute, je reverrais mon jugement. Cependant les anglais ne m’a pas fait oublié que j’étais venu voir Steven Wilson (Et a peut être même renforcé mon impatience). Les voilà enfin, je n’en pouvais plus d’attendre et c’est sans surprise avec le titre éponyme de leur dernier album Fear Of A Blank Planet que ça démarre. Le groupe nous propose en même temps, un clip sur un écran à l’arrière de la scène pour accompagner principalement les nouvelles compos. C’est très agréable et permet d’avoir d’autres visions de l’album. L’ambiance lourde et sombre retombe un peu avec « Lightbulb Sun », une des belles surprises de la setlist de ce soir, avant de revenir au dernier album avec l’acoustique « My Ashes ». Et là autre belle surprise, Steven Wilson laisse le soin à son guitariste John Wesley de chanter le refrain, ma foi, de fort belle manière. Le groupe continue de visiter son dernier effort puisque c’est la grosse bouchée du soir, « Anesthetize » (et ses dix sept minutes) qui est jouée avec un Gavin Harrison très impressionnant comme à son habitude. Elle passe très bien en live car, à l’instar des morceaux d’Opeth, sa variété pourrait nous faire croire que le groupe joue plusieurs titres. Alors arrive le riff limite stoner d’ « Open Car », la première représentante de Deadwing. La chanson est taillée pour faire bouger un peu la tête de l’audience. Puis vient sans doute, le moment fort avec « Mellotron Scratch » qui est d’une beauté ravageuse avec ce break qui fera tirer quelques larmes au public. Les britanniques nous sortent alors la chanson quasi inconnue du set « Drown With Me », tirée des bonus de la réédition d’In Absentia avant de poursuivre encore une fois avec un morceau qui n’apparaît sur aucun album : « Half Light » (Il n’y a pas à chier, le père Wilson sait y faire). Cela ravit cependant les fans et c’est bien ça le principal. On revient alors au dernier opus avec « Sentimental » encore plus émouvante quand on a Steven devant nous. Le classique « The Blackest Eyes » au refrain qui fait des ravages dans le public. Un titre attendu mais terriblement efficace. S’en suit une nouvelle surprise (Steven tu es trop bon avec nous), puisque le groupe retourne une dizaine d’année en arrière pour ressortir « Sever » de Signify qui fait retomber l’ambiance avant la touche finale et les deux derniers titres de Fear Of A Blank Planet qui nous sera joué, vous l’avez bien compris, en entier ce soir. Etant fan dudit album, je ne peux qu’apprécier la retranscription parfaite des morceaux en live. C’est donc le moment choisi pour les anglais de saluer le public… Une première fois car après une longue attente, le groupe revient sur scène avec un petit « Evenless » des familles, histoire que l’émotion remonte d’un cran dans la salle (Comme si ça ne suffisait pas). Comme ils pensent à tout, ils n’oublieront pas de nous jouer une petite instrumentale pour la route avec « Mother & Child Divided » absolument sublime pour enfin nous achever par un karaoké sur « Halo ». Il est temps pour le groupe de plier bagage et de rejoindre le bus. La soirée fut donc de qualité avec des britanniques en forme devant une assistance complètement acquise à leur cause. Cependant on regrettera ces ignobles effets sur la voix de Steven Wilson qui enlèvent un peu de vie et d’âme au show sans oublier ce choix surprenant de voir « Halo » clôturer le set alors que d’autres titres sont plus à même de le faire. Au-delà de ça, le public a déjà hâte de revoir Porcupine Tree fouler la scène de l’Olympia le 3 Décembre prochain. Orion |